En France, la trottinette électrique (EDPM) n’est pas un jouet, mais un véhicule personnel strictement encadré par le Code de la route. Que vous l’utilisiez pour vos déplacements quotidiens ou pour une balade le week-end, connaître et respecter ces règles est une marque de responsabilité envers vous-même et de respect envers les autres.
Ce qui suit présente la réglementation en vigueur à compter de mai 2026, applicable aux trottinettes électriques appartenant à des particuliers.
Dispositions légales principales
1. Âge minimum
L’utilisateur doit être âgé d’au moins 14 ans.
2. Interdiction de transporter un passager
Les trottinettes électriques sont conçues pour une seule personne. Il est interdit de transporter un passager. Cette infraction est passible d’une amende de 135 € (contravention de 4e classe) .
3. Vitesse maximale
La vitesse maximale par construction est limitée à 25 km/h. Débrider l’engin pour circuler à une vitesse supérieure est illégal. Cette infraction est passible d’une amende pouvant atteindre 1 500 €, et la trottinette peut être confisquée.
4.Voies de circulation
Les trottinettes électriques doivent circuler sur les pistes cyclables et il est interdit de rouler sur les trottoirs.
En l’absence de piste cyclable, la circulation est autorisée sur les routes dont la vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 50 km/h (y compris les zones 30 et les zones de rencontre).
Sur les routes limitées à plus de 50 km/h (70, 80, 90 km/h), l’utilisation de la chaussée est strictement interdite.
Régime spécifique des zones piétonnes :
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Dans la plupart des villes françaises, la circulation en trottinette électrique est par défaut interdite dans les zones piétonnes .
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La circulation n’est autorisée que si un panneau local l’indique expressément. Dans ce cas, elle doit se faire à l’allure du pas (6 km/h maximum) et sans gêner les piétons.
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En l’absence de signalisation l’autorisant, l’utilisateur doit mettre pied à terre et tenir sa trottinette à la main.
Circuler sur un trottoir est sanctionné par une amende pouvant aller jusqu’à 135 € .
5. Équipements obligatoires sur l’engin
Chaque trottinette doit être équipée de :
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Feux avant et arrière
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Système de freinage
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Avertisseur sonore (sonnette ou klaxon)
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Dispositifs rétroréfléchissants (catadioptres)
6. Équipements du conducteur
Gilet rétroréfléchissant : obligatoire de nuit ou en cas de faible visibilité (pluie, brouillard, tunnel), quelle que soit la zone de circulation .
Casque :
Le port du casque est l’un des piliers de votre sécurité. En 2026, la réglementation française distingue deux situations, complétées par des mesures locales strictes :
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En agglomération (En ville) :
La loi nationale ne l’impose pas encore de manière systématique pour les adultes, mais il reste fortement recommandé, surtout pour les mineurs. Une protection crânienne réduit de 70 % le risque de blessures graves en cas de chute.
Attention – Exception locale majeure : Dans tout le département des Alpes-Maritimes (Nice, Cannes, Antibes, etc.), un arrêté préfectoral en vigueur depuis avril 2026 rend désormais le casque et le gilet rétro-réfléchissant obligatoires pour tous, même en ville. Le non-respect de cette règle locale est passible d'une amende (généralement 35 €).
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Hors agglomération (Routes secondaires autorisées) :
Dès que vous quittez la ville pour circuler sur des routes hors agglomération (lorsqu'elles sont autorisées), le port d'un casque attaché et d'un gilet haute visibilité est strictement obligatoire pour tous, sans distinction d'âge.
Sanction : En cas de contrôle hors agglomération sans casque, vous vous exposez à une amende forfaitaire de 135 € (contravention de 4e classe).
Comportements interdits (points de contrôle prioritaires en 2026)
Les comportements suivants sont sanctionnés de la même manière que pour les automobilistes et font l'objet de contrôles renforcés :
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Tenir son téléphone en main (appel, navigation) : 135 € d'amende ;
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Porter des écouteurs ou un casque audio aux deux oreilles : 135 € d'amende ;
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Circuler de front (sauf exceptions) : 35 € d'amende (contravention de 1re classe).
Précision sur la circulation de front :
Conformément au décret n° 2024-1074 du 27 novembre 2024, les trottinettes électriques ne peuvent circuler côte à côte que sur les voies suivantes :
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les voies vertes ;
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les aires piétonnes (dans les conditions prévues) ;
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les zones de rencontre.
Sur toute autre voie, la circulation doit se faire en file unique, sur le côté droit de la chaussée.
Alcool et stupéfiants
Les conducteurs de trottinettes électriques sont soumis aux mêmes limitations que les conducteurs automobiles en matière d’alcool et de drogues.
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Taux d’alcoolémie : inférieur à 0,5 g/L de sang (ou 0,25 mg par litre d’air expiré).
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Sanction en cas d’alcoolémie ≥ 0,5 g/L : amende pouvant aller jusqu’à 750 € (contravention de 4e classe).
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Taux ≥ 0,8 g/L : qualification possible en infraction pénale plus grave.
Stupéfiants : toute conduite sous l’emprise de produits stupéfiants est interdite. Le dépistage positif constitue une infraction pénale passible de lourdes amendes et de peines d’emprisonnement.
Assurance obligatoire
Selon le Code des assurances, les scooters doivent être couverts par une assurance responsabilité civile spécifique indépendante.
La garantie responsabilité civile incluse dans les contrats d’assurance habitation ne couvre plus les dommages causés par un EDPM, qu’il s’agisse de dommages corporels ou matériels.
Conséquences en cas de défaut d’assurance :
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Amende forfaitaire pouvant atteindre 3 750 €.
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En cas d’accident responsable, l’utilisateur devra indemniser les victimes sur ses fonds personnels.
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La trottinette peut être immobilisée sur-le-champ.
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Il est recommandé de conserver une preuve d’assurance (électronique ou papier) à bord lors de chaque déplacement.
Permis de conduire
Le permis de conduire n’est pas exigé pour conduire une trottinette électrique (à condition que l’engin soit conforme et non débridé).
Zones d’interdiction de circuler
Outre les trottoirs, il convient d’être vigilant dans les zones suivantes :
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Rues piétonnes : interdites sauf signalisation contraire.
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Espaces naturels protégés et parcs : certaines communes interdisent totalement l’accès aux EDPM.
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Tunnels : certains tunnels urbains sont interdits.
Il est conseillé de prêter attention à la signalisation au sol et aux panneaux d’entrée de ville. Un panneau rond à liséré rouge indique une interdiction.
Stationnement
De plus en plus de villes françaises encadrent le stationnement des EDPM :
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Il est interdit de stationner en travers du trottoir, obstruant le passage des piétons.
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Le stationnement doit s’effectuer dans les emplacements matérialisés (signalisation au sol ou arceaux dédiés).
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Le non-respect de ces règles expose à une amende (généralement de 35 à 135 €, selon la commune).
Attention : Dans des villes comme Marseille, une trottinette gênant gravement la circulation ou stationnée dans une zone interdite peut être mise en fourrière. Outre l’amende, les frais de fourrière sont à la charge du propriétaire (généralement 100 à 200 € + frais de garde journaliers).
Cas particulier de Paris : interdiction du free-floating
Depuis le 1er septembre 2023, le service de location de trottinettes électriques en libre-service (free-floating) est totalement interdit à Paris.
Les opérateurs tels que Lime, Dott ou Tier ont retiré leurs flottes de la capitale. Cette interdiction ne concerne que les trottinettes en libre-service. Les particuliers résidant à Paris peuvent toujours utiliser leurs trottinettes personnelles, à condition de respecter l’intégralité de la réglementation ci-dessus.
Rappel final
Les municipalités peuvent adopter des règles locales plus restrictives que la réglementation nationale. Avant de circuler, il est prudent de consulter les arrêtés municipaux en vigueur dans votre commune (via le site internet de la mairie ou les arrêtés publiés).
La trottinette électrique est un mode de déplacement libre et écologique. La réglementation n’a pas pour but de contraindre, mais de protéger. Roulez prudemment.
Ausom – Depuis Paris, à vos côtés sur la route.
