Ces dernières années, la trottinette électrique est devenue un moyen de transport incontournable dans les métropoles françaises. Que ce soit à Paris, Lyon, Marseille ou Bordeaux, de plus en plus de citadins adoptent cette mobilité douce pour éviter les embouteillages lors des trajets quotidiens domicile-travail.
Mais la question du casque trottinette électrique obligatoire vient de changer de réponse. Depuis le 7 août 2026, un arrêté du préfet de police impose le port du casque et d'un équipement rétro-réfléchissant à Paris et dans toute la petite couronne. Et une dizaine d'autres départements appliquent déjà des règles similaires. Ce guide fait le point sur la réglementation EDPM réellement en vigueur en France, département par département, et sur la façon de choisir un casque adapté à votre pratique.
Réponse rapide (mise à jour août 2026) : Le casque est obligatoire à Paris, dans les Hauts-de-Seine (92), la Seine-Saint-Denis (93) et le Val-de-Marne (94) depuis le 7 août 2026, à toute heure, sous peine de 135 € d'amende. Il est aussi obligatoire dans plusieurs autres départements (Seine-et-Marne, Alpes-Maritimes, Yonne, Vaucluse…) et partout hors agglomération sur les routes limitées à 80 km/h. Dans le reste de la France en agglomération, il reste fortement recommandé mais non imposé par le Code de la route.

Ce qui a changé le 7 août 2026 à Paris et en petite couronne
C'est le changement le plus important de ces dernières années pour les utilisateurs de trottinettes électriques en Île-de-France. L'arrêté préfectoral n° 2026-00969 du 7 août 2026 ajoute deux obligations de protection individuelle pour tous les conducteurs d'EDPM circulant sur la voie publique :
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Le port d'un casque ;
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Le port d'un gilet de haute visibilité ou de tout équipement rétro-réfléchissant permettant d'être vu par les autres usagers.
Trois points sont essentiels à retenir, car ils sont souvent mal compris :
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Cela s'applique à toute heure, de jour comme de nuit. Ce n'est pas une obligation limitée à la circulation nocturne ou à la mauvaise visibilité.
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Cela concerne tous les EDPM : trottinettes électriques, gyropodes, monoroues, hoverboards et cyclomobiles légers.
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Cela s'applique en ville, y compris sur les pistes cyclables. L'ancienne règle « pas de casque obligatoire en agglomération » ne vaut plus dans ces quatre territoires.
Les sanctions prévues
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Absence de casque : 135 € d'amende forfaitaire.
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Absence d'équipement rétro-réfléchissant : 35 € d'amende.
Les deux obligations étant cumulatives, un conducteur sans casque ni gilet s'expose aux deux contraventions. Les autorités ont annoncé des contrôles renforcés depuis l'entrée en vigueur.
Casque obligatoire ou non : le point département par département
C'est le cœur du problème pour la plupart des utilisateurs : en France, il n'existe pas une seule règle nationale sur le casque en agglomération, mais une mosaïque d'arrêtés locaux qui évolue régulièrement. Voici la situation à la date de mise à jour de cet article.
| Territoire | Casque | Équipement rétro-réfléchissant |
|---|---|---|
| Paris (75) | Obligatoire depuis le 07/08/2026 | Obligatoire à toute heure |
| Hauts-de-Seine (92) | Obligatoire depuis le 07/08/2026 | Obligatoire à toute heure |
| Seine-Saint-Denis (93) | Obligatoire depuis le 07/08/2026 | Obligatoire à toute heure |
| Val-de-Marne (94) | Obligatoire depuis le 07/08/2026 | Obligatoire à toute heure |
| Seine-et-Marne (77) | Obligatoire (arrêté préfectoral) | Obligatoire |
| Alpes-Maritimes (06) | Obligatoire (arrêté préfectoral) | Obligatoire |
| Yonne (89) | Obligatoire (arrêté préfectoral) | Obligatoire |
| Vaucluse (84) | Obligatoire (casque uniquement) | Règle nationale |
| Nord (59), Pas-de-Calais (62), Nîmes (30) | Obligatoire (arrêtés locaux, jusqu'à 150 € d'amende à Nîmes) | Règle nationale |
| Reste de la France, en agglomération | Non imposé par le Code de la route, mais fortement recommandé | Obligatoire de nuit ou par visibilité insuffisante |
| Partout, hors agglomération (routes autorisées à 80 km/h) | Obligatoire | Obligatoire + feux allumés |
Important : cette liste n'est pas exhaustive et la réglementation évolue vite. De nouveaux arrêtés préfectoraux et municipaux sont adoptés régulièrement. Avant un déplacement dans un département que vous ne connaissez pas, vérifiez la réglementation locale en vigueur auprès de la préfecture concernée ou sur le site officiel de l'administration française.
Le réflexe à adopter
Face à cette fragmentation, la position la plus simple et la plus sûre est de considérer le casque comme un équipement systématique. Vous évitez ainsi de devoir vérifier la réglementation à chaque changement de département, et vous restez protégé même là où la loi ne l'impose pas encore.
Les autres règles nationales à connaître
En France, les trottinettes électriques relèvent juridiquement de la catégorie des EDPM (Engins de Déplacement Personnel Motorisés). Au-delà du casque, le Code de la route encadre strictement leur usage :
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Âge minimum : 14 ans.
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Vitesse maximale : 25 km/h, l'engin devant être bridé par construction.
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Un seul occupant : le transport d'un passager est interdit, sous peine de 135 € d'amende.
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Écouteurs et casque audio interdits pendant la conduite, sous peine de 135 € d'amende.
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Circulation sur les pistes cyclables lorsqu'elles existent ; les trottoirs sont interdits sauf autorisation du maire.
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Équipements obligatoires sur l'engin : système de freinage, avertisseur sonore, feux de position avant et arrière, dispositifs réfléchissants arrière et latéraux.
Les risques cachés : assurance, indemnisation et « faute de la victime »
Beaucoup d'usagers pensent que l'absence d'obligation de casque les protège financièrement en cas de pépin. C'est une erreur coûteuse. En France, la souscription d'une assurance responsabilité civile spécifique est une obligation légale absolue pour tout EDPM : le défaut d'assurance est un délit passible d'une amende pouvant atteindre 3 750 €.
En cas d'accident impliquant un tiers (une voiture qui refuse la priorité, par exemple), l'automobiliste est en principe présumé responsable. Cependant, assureurs et tribunaux s'appuient de plus en plus sur une notion du Code des assurances : la « faute de la victime », ou contribution à son propre dommage. Circuler sans casque là où un arrêté l'impose peut être retenu comme un manquement, avec un risque de réduction de l'indemnisation des préjudices corporels.
Autrement dit : depuis le 7 août 2026 à Paris et en petite couronne, rouler sans casque n'est plus seulement risqué physiquement, c'est aussi une position juridiquement fragile face à votre assureur.
Physique et sécurité : pourquoi le casque est indispensable, même à 20 km/h
Les données de la Sécurité Routière indiquent que lors des accidents impliquant des EDPM, les traumatismes crâniens et les blessures au visage représentent près d'un tiers (33 %) des lésions corporelles.
L'argument classique est le suivant : « À 20 ou 25 km/h, je roule doucement, je maîtrise. » C'est oublier les lois de la physique. Lorsqu'une roue avant se bloque brusquement (nid-de-poule invisible, pavé glissant, rail de tramway mouillé, freinage d'urgence face à un piéton distrait), le conducteur subit l'effet catapulte, projeté par-dessus le guidon. À 25 km/h, l'impact de la tête contre une bordure de trottoir équivaut à une chute de plusieurs mètres de hauteur.
Ce point est encore plus sensible sur une trottinette performante comme l'Ausom DT2 Pro ou un modèle à double moteur. Le couple et l'accélération instantanés sont un vrai atout pour gravir les côtes urbaines et affronter les terrains accidentés, mais de telles performances exigent une protection à la hauteur.

Comment choisir son casque pour trottinette électrique ?
Pour protéger efficacement votre tête, oubliez les accessoires bon marché sans certification. Concentrez-vous sur ces critères :
1. La certification européenne : votre casque doit comporter la mention EN 1078 (norme relative aux casques pour cyclistes et utilisateurs d'EDPM) ainsi que le marquage CE. C'est le minimum légal pour être considéré comme un casque conforme lors d'un contrôle.
2. L'ajustement : le casque ne doit pas bouger lorsque vous secouez la tête, ni vers l'avant ni latéralement, et ne doit pas comprimer vos tempes. La sangle sous le menton doit être correctement tendue : un casque mal attaché ne protège pas et peut être considéré comme non porté.
3. La ventilation : un nombre suffisant d'aérations est essentiel pour rester confortable en plein été, et donc pour continuer à le porter réellement au quotidien.
4. La couverture arrière : privilégiez un modèle qui descend bien sur l'occiput. Lors d'une chute en trottinette, l'arrière du crâne est fréquemment touché, contrairement au vélo où l'impact est plus souvent frontal.
Adaptez le type de casque à votre pratique
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Trajets urbains quotidiens (gamme Gosoul 2, K20, L1 ABE) : si vos parcours se limitent aux pistes cyclables lisses, un casque de vélo urbain ou un casque de type « bol » (skate) conforme à la norme EN 1078 est idéal. Bon compromis entre légèreté, aération et usage quotidien.
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Usage intensif et tout-terrain (gamme L2 Max Dual, DT2 Pro) : en raison de la garde au sol plus élevée, des grandes roues et de la vitesse de pointe, ces modèles circulent sur des zones plus techniques (chemins de terre, graviers, pavés dégradés). Nous recommandons un casque de type skate couvrant largement l'arrière du crâne, ou mieux, un casque intégral léger (full-face VTT/Enduro) avec mentonnière pour une protection faciale complète.
L'équipement rétro-réfléchissant : la seconde obligation, souvent oubliée
La médiatisation a surtout porté sur le casque, mais l'arrêté du 7 août 2026 impose deux équipements. Le gilet de haute visibilité ou tout dispositif rétro-réfléchissant équivalent est obligatoire à toute heure à Paris et en petite couronne, y compris en plein jour. Son absence est sanctionnée par une amende de 35 €.
Dans le reste de la France, la règle nationale reste applicable : l'équipement rétro-réfléchissant est obligatoire la nuit et de jour par visibilité insuffisante (pluie, brouillard).
Autres protections vivement conseillées, sans être imposées : des gants pour protéger les paumes en cas de glissade et améliorer le grip, ainsi que des genouillères et coudières pour les modèles tout-terrain, les articulations subissant souvent les premiers impacts.
Pour vérifier les équipements disponibles pour votre pratique, consultez la sélection d'accessoires et de pièces détachées pour trottinette électrique ainsi que le kit de protection pour trottinette électrique. Les références et leur disponibilité peuvent évoluer.

Votre checklist avant de partir
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Casque conforme EN 1078, correctement attaché.
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Gilet ou équipement rétro-réfléchissant, obligatoire à toute heure à Paris et en petite couronne.
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Assurance responsabilité civile spécifique EDPM à jour.
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Feux avant et arrière fonctionnels, avertisseur sonore, freins vérifiés.
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Réglementation locale vérifiée si vous changez de département.
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Pas d'écouteurs, pas de passager.
Conclusion
La réponse à la question « le casque est-il obligatoire en trottinette électrique ? » a changé en 2026. Elle n'est plus « non en ville, oui hors agglomération », mais « cela dépend de votre département, et la tendance est clairement au durcissement ». Depuis le 7 août 2026, Paris et la petite couronne imposent le casque et le gilet à toute heure, rejoignant une liste de départements qui s'allonge.
Au-delà du Code de la route, le casque doit être vu comme une assurance-vie : il protège votre intégrité physique et consolide vos droits face aux assureurs en cas de litige. Équipez-vous correctement, vérifiez la réglementation de votre territoire, et profitez pleinement de la liberté offerte par la mobilité électrique.
FAQ
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Le casque est-il obligatoire en trottinette électrique à Paris en 2026 ?
Oui. Depuis le 7 août 2026, un arrêté du préfet de police impose le port du casque à Paris et dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne, à toute heure et sur toute la voie publique. L'absence de casque est sanctionnée par une amende forfaitaire de 135 €.
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Quelle est l'amende si on roule sans casque en trottinette électrique ?
Là où le casque est obligatoire (Paris et petite couronne, départements concernés par un arrêté, ainsi que hors agglomération sur les routes autorisées à 80 km/h), l'amende forfaitaire est de 135 €. L'absence d'équipement rétro-réfléchissant, quand il est exigé, ajoute 35 €. Certains arrêtés municipaux prévoient jusqu'à 150 €.
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Le casque est-il obligatoire partout en France ?
Non, pas encore. Le Code de la route ne l'impose pas de façon générale en agglomération, mais de plus en plus de préfectures et de communes adoptent des arrêtés qui le rendent obligatoire localement. Hors agglomération, sur les routes autorisées limitées à 80 km/h, il est obligatoire partout en France. La liste des territoires concernés évoluant vite, vérifiez la règle locale avant de rouler.
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Faut-il choisir un casque de vélo ou un casque de moto pour une trottinette électrique ?
Pour la majorité des trajets urbains à 25 km/h, un casque de vélo ou de skate répondant à la norme EN 1078 est amplement suffisant et bien plus léger qu'un casque de moto. Pour un usage tout-terrain ou intensif, un casque intégral léger de type VTT/Enduro offre une protection faciale supérieure.
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Quand faut-il remplacer son casque ?
Immédiatement après tout choc ou chute, même en l'absence de fissure visible : la structure interne en EPS se déforme pour absorber l'impact et ne protégera plus correctement. Sans accident, comptez un remplacement tous les 3 à 5 ans, les matériaux se dégradant naturellement sous l'effet des UV.
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L'assurance est-elle obligatoire pour une trottinette électrique personnelle ?
Oui. En France, les EDPM sont considérés comme des véhicules terrestres à moteur : vous devez souscrire au minimum une assurance de responsabilité civile spécifique. Votre assurance habitation classique ne couvre pas ce risque. Le défaut d'assurance est un délit passible d'une amende pouvant atteindre 3 750 €.
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Le gilet réfléchissant est-il obligatoire de jour ?
À Paris et en petite couronne, oui : depuis le 7 août 2026, l'équipement de haute visibilité est exigé à toute heure, de jour comme de nuit. Dans le reste de la France, la règle nationale ne l'impose que la nuit ou de jour par visibilité insuffisante.
Dernière mise à jour : août 2026. Cet article présente la réglementation à titre informatif. La réglementation EDPM évoluant fréquemment au niveau préfectoral et municipal, vérifiez toujours les arrêtés en vigueur dans votre département auprès des sources officielles.
